Fonds négociés en bourse
Illustration: Luc Melanson
Votre Régime enregistré d’épargne-retraite (REER) est sans doute composé de fonds communs de placement. Normal : c’est ce que vendent la plupart des institutions financières.
Compte tenu de leurs ratios de frais de gestion (RFG) élevés et de leurs rendements médiocres, les fonds communs ne sont peut-être pas le meilleur moyen d’investir en vue de votre retraite.
D’ailleurs, bien des investisseurs délaissent les fonds communs pour les fonds négociés en Bourse (FNB) : l’actif de ceux-ci a augmenté de 30 % au cours des cinq dernières années au Canada, contre 6 % de croissance pour les fonds communs.
Cependant, dû à leur popularité depuis plusieurs années, l’actif total des fonds communs demeure beaucoup plus grand : 686 milliards de dollars, contre 30 milliards dans les FNB.
Des produits hybrides
Les FNB sont des produits hybrides, à mi-chemin entre les fonds communs et les actions. Comme leur nom l’indique, ils sont négociés en Bourse. Ils sont composés d’actions ou d’autres types d’actifs et copient généralement un indice de référence, comme l’indice composé S&P/TSX de la Bourse de Toronto.
Les gestionnaires de fonds communs tentent de battre les indices de référence – c’est ce qu’on appelle la gestion active –, mais la vaste majorité d’entre eux échouent à long terme. Par exemple, sur la période de cinq ans qui s’est terminée en mars 2010, seulement 3 % des fonds communs ont connu un meilleur rendement que l’indice composé S&P/TSX.
Comme la plupart des fonds négociés en Bourse ne font que reproduire la composition des indices de référence (gestion passive), leurs RFG sont plutôt bas : de 0,15 à 1 %. Comparativement, les RFG des fonds communs canadiens se situent entre 2 et 2,5 % ; ils sont parmi les plus élevés du monde. Puisque les RFG grugent le rendement à long terme, plus ils sont bas, mieux c’est !