Illustration: Luc Melanson
Un retour aux études, ça vous tente? Bien sûr, si ce n'était la question du financement… Vous avez bien raison, car il faut avant tout compter sur soi-même.
Les droits de scolarité, ça ne concerne pas que les jeunes. De nombreux travailleurs rêvent de retourner sur les bancs d'école pour grimper les échelons ou carrément se réorienter. Problème: pour eux non plus, se former n'est pas gratuit. Et dans certains cas, il faut envisager une réduction, voire un arrêt total, de son activité professionnelle. Comment faire, dès lors, pour financer son projet?
En fait, il n'existe pas 36 000 solutions. Si on élimine l'héritage soudain et le jackpot au loto, on distingue quatre leviers: continuer à travailler, utiliser ses économies, emprunter auprès d'une institution financière, ou bénéficier d'un prêt ou d'une bourse de l'État. Et n'allez pas penser que se faire aider par son employeur est chose facile!
Nombreux sont ceux qui combinent plusieurs de ces méthodes pour s'en sortir. Dans tous les cas, retenez que:
- une formation est un investissement,
- le temps et l'argent seront les causes principales de vos maux de tête,
- vous allez inévitablement faire des sacrifices. Les différentes personnes qui témoignent de leur expérience dans cet article ont toutes parlé de budget serré, de projets mis sur la glace, ou encore de l'impossibilité d'épargner pendant leur apprentissage.
Comme le résume si bien Marie-Josée Hébert, conseillère d'orientation chez Fellice, une entreprise spécialisée en gestion et développement des personnes, «reprendre ses études requiert une forte détermination et une grande tolérance à l'incertitude financière». Vous voilà prévenu.