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Quelqu’un vous téléphone pour vous offrir des cours de premiers soins ou de réanimation cardiorespiratoire. Comme l’entreprise est dans votre secteur, on propose de se rendre chez vous pour conclure la transaction.
Attention! Depuis quelques mois, c’est le stratagème qu’utilisent Martin Bisson et Raymond Welburn pour approcher leurs clients à qui ils offrent aussi des bons échangeables chez des commerçants. S’ils ne se font pas prier pour encaisser le paiement, ils ne démontrent cependant pas le même enthousiasme lorsque vient le temps d’offrir les cours payés.
Martin Bisson fait affaire sous les noms de Réseau Santé Activité et de Réseau Sport Activité, alors que Raymond Welburn fait affaire sous les noms de Réseau Santé Activité, de RSA et de Regroupement Service Avantage. Présentes un peu partout au Québec, ces entreprises ont surtout été actives dans les régions de la Mauricie, des Bois-Francs, de la Capitale-Nationale et de Montréal.
Plusieurs personnes se sont plaintes à l’Office de la protection du consommateur (OPC) parce qu’elles n’avaient pas reçu les cours payés ou parce qu’elles avaient de la difficulté à les annuler et à se faire rembourser.
La situation est telle que l’OPC a révoqué le permis de vente itinérante de Raymond Welburn en septembre 2007 et a refusé de renouveler celui de Martin Bisson lorsqu’il a expiré en novembre 2006.
«S’ils ne peuvent solliciter des clients à l’extérieur de leur établissement, rien cependant ne les empêche d’avoir un commerce, ni de faire de la sollicitation ou des transactions par téléphone», prévient le porte-parole de l’OPC, Jean Jacques Préaux. La tactique de MM. Bisson et Welburn est pourtant loin d’être nouvelle.
À ce jour, l’entrepreneur Richard Tyo et certains de ses partenaires ont été condamnés à plus de 100 000 $ d’amendes pour des pratiques de commerce similaires. Ceux-ci faisaient affaire sous les noms de Globovision Marketing & Management inc., de Coopération communautaire du Québec, d’Éducation Proactive et de L’Association des instructeurs en secourisme familial du Québec.
Rappelons que les personnes qui traitent avec un commerçant itinérant détenteur d’un permis en bonne et due forme peuvent recevoir un dédommagement en cas de non-exécution du contrat, de fermeture ou de faillite.
Bref, si un commerçant se présente à votre porte pour vous proposer des produits ou services, vérifiez s’il possède un permis de vendeur itinérant, et ce même si l’offre qu’il vous fait est pressante.
À noter: à Sherbrooke, une entreprise qui informe les skieurs des conditions de neige fait aussi affaire sous le nom de Réseau Sport Activité; sachez qu’elle n’a rien à voir avec les commerçants mentionnés plus haut.
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Pour vérifier si un commerçant possède un permis de vente itinérant : Office de la protection du consommateur (section «Renseignez-vous sur un commerçant» sur la page d'accueil) 1-888-OPC-ALLO