Illustration: Luc Melanson
Prendre des décisions financières que vous ne comprenez pas, ça vous fatigue? Le vocabulaire employé par votre conseiller financier vous donne mal au crâne? Vous craignez de vous faire rouler par un escroc cravaté? Il est grand temps de remédier à votre analphabétisme financier! Comment? Avec une formation. Les gains à la clé: une plus grande autonomie, mais aussi des choix mieux éclairés et donc plus responsables.
«Le premier placement qu’un épargnant doit faire, c’est dans son éducation financière, estime Jean R. Soublière, pdg de la fédération Actif. Certes, ce n’est pas toujours évident, entre le travail, la famille, etc., de trouver le temps de se former. Mais les enjeux sont fondamentaux: comprendre ses besoins, savoir les exprimer et préparer son avenir en termes de sécurité financière.»
Comprendre ce qu’on me raconte
Évidemment, le néophyte que vous êtes ne va pas se transformer en crack de la finance après quelques cours – à moins qu’une vocation jusque-là insoupçonnée ne fasse son apparition! –, mais le but n’est pas là. Le but, c’est, au minimum, de comprendre ce qu’on vous raconte et de mieux connaître les produits qu’on vous propose. Tout simplement.
«L’industrie financière est vaste et complexe. Il est impératif d’acquérir quelques bases au moins, pour ne pas se retrouver bouche bée lorsqu’on entend parler d’obligations convertibles avec coupons détachables… Et surtout pour savoir poser les bonnes questions à son conseiller, plutôt que se laisser happer par des arguments de vente», souligne Normand Caron, conseiller en formation pour le Mouvement d’éducation et de défense des actionnaires (MEDAC).
Et le plus tôt sera le mieux! C’est souvent vers 45 ans, soit en phase de préparation de la retraite, que la lumière se met à clignoter dans les esprits. Or, c’est dès qu’on commence à gagner sa vie qu’il faudrait s’y mettre. Allez, hop! À vos cahiers!
Trois exemples de formations pour les novices
Les lieux de formation varient, consultez les calendriers en ligne.
Quelques chiffres
84 % des Canadiens croient que les jeunes ne sont pas bien préparés pour gérer leurs finances lorsqu’ils arrivent sur le marché du travail.
Source: sondage réalisé par Harris Decima pour l’Institut canadien des comptables agréés, janvier 2011. |
40 % des Québécois estiment qu’une offre d’investissement promettant un rendement de 2 % par mois est intéressante. Or, elle est purement irréaliste: cela représente près de 27 % sur une base annuelle!
Source: sondage SOM Autorité des marchés financiers, avril 2011. |
Attention aux promesses douteuses
Certains centres de formation n’y vont pas avec le dos de la cuillère pour faire leur pub: on vous promet parfois l’obtention de «profits supérieurs» ou, mieux, «de niveau professionnel»… après quelques heures de cours seulement. Gardez des objectifs réalistes en tête et tournez-vous vers des organismes qui ne vous feront pas miroiter l’enrichissement rapide en échange du moindre effort.