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Au moins 180 millions de dollars par année, si l’on se fie à la grille de calcul des chercheurs mandatés par l’ONU
et l’Union européenne pour évaluer les retombées économiques de la biodiversité et des écosystèmes.
Leur rapport, publié
en octobre 2010, fixe à 1,2 million de
dollars par hectare par année la valeur
économique des récifs de corail; une
rivière ou un lac vaudrait entre 1 800 et 13 000 $ l’hectare; une forêt boréale
ou mixte, de 30 à 4 900 $ l’hectare.
Les
retombées sont essentiellement d’ordre
touristique, alimentaire et climatique.
«Pour tous les écosystèmes que nous
avons étudiés, la restauration rapporte. Le
bénéfice est de deux à 75 fois supérieur
à l’investissement, dit Rudolf de Groot,
coauteur de l’étude. Mais inculquer
cette notion aux tenants de l’économie
orthodoxe reste un problème.»