Par Stéphanie Perron
Paru en février 2010
Photo: iStockphoto
Plusieurs offres de crédit semblent avantageuses pour les consommateurs alors que, en réalité, elles profitent davantage aux émetteurs de cartes de crédit.
Voici, selon Option consommateurs, cinq pièges qui représentent un risque non négligeable d’endettement.
1) Les taux préférentiels de lancement
On propose aux personnes qui possèdent plusieurs cartes la possibilité de s’en procurer une nouvelle et d’y transférer tous leurs soldes impayés.
Pour que le transfert de solde paraisse attrayant, on l’assortit d’un taux d’intérêt très bas. Or, l’offre est généralement de courte durée et les consommateurs se retrouvent le bec à l’eau lorsque le taux d’intérêt augmente, parfois à un niveau plus élevé que celui des anciennes cartes.
2) Les chèques d’avance de fonds
De tels chèques permettent de régler un montant à partir du crédit consenti par la carte. Or, les frais peuvent s’élever jusqu’à 5,50 $ par utilisation !
Certaines cartes, comme la Diners Club International Platine, imposent l’équivalent de 4 % du montant avancé.
3) Le paiement minimal
Plusieurs personnes croient, à tort, qu’elles éviteront de payer des intérêts si elles acquittent le paiement minimal inscrit sur leur relevé. Elles ignorent que, même si elles font ce paiement, des intérêts seront facturés sur la somme totale empruntée.
Par exemple, quelqu’un qui ne verse chaque mois que le montant minimal de 2 % d’un solde de 1000 $ mettra 19 ans et trois mois à rembourser sa dette. Si la carte a un taux d’intérêt annuel de 18 %, il aura payé plus de 1930 $ d’intérêt.
4) Le congé de paiement
Certaines institutions financières offrent la possibilité de reporter au mois prochain le versement du paiement minimal. Or, les intérêts mensuels habituels continuent tout de même de s’accumuler sur le solde impayé. C’est donc dire que ce « congé » est aux frais du consommateur.
5) Les ristournes en argent sur les achats
Des programmes de fidélité offrent de l’« argent boni » équivalant à un pourcentage du montant des achats effectués avec la carte de crédit.
Or, certains programmes comportent des frais annuels si élevés qu’ils ne sont même pas compensés par l’argent boni amassé.